Guillaume Roland-Gosselin, substitut du procureur de la République de Béthune, a été condamné par le tribunal de Lille à deux ans de prison avec sursis et une interdiction définitive d’exercer après avoir été reconnu coupable d’harcèlement moral et sexuel envers un collègue. Il est également interdit de communiquer avec la victime pendant trois ans.
L’audience du 12 février 2026 a vu le prévenu passer près de cinq heures à expliquer ses actes devant les juges, alors que le Ministère public avait demandé une peine d’un an de prison avec sursis et un suivi psychologique. La cour a cependant opté pour une sanction plus sévère.
Les faits remontent à 2022 et s’étendent jusqu’en 2025, durant laquelle des dizaines de messages WhatsApp ont été envoyés à la victime, certains contenant des photos intimes ou des propositions de relations sexuelles. La plaignante a porté plainte après avoir appris que d’autres femmes avaient subi le même traitement.
Selon une source proche du dossier, Guillaume Roland-Gosselin avait déjà reçu un avertissement pénal pour consommation de prostitution avant d’être transféré à Béthune dans le service dédié aux mineurs. Marié et père de plusieurs enfants, il était également actif dans la communauté catholique du Nord Pas-de-Calais. Placé sous contrôle judiciaire le 7 janvier 2026, il a ensuite fait appel de la décision.