Un touriste néerlandais âgé de 70 ans a été identifié comme potentiellement responsable d’une nouvelle épidémie d’hantavirus dans l’Argentine. Ce dernier, passionné d’ornithologie, aurait contracté le virus lors d’un voyage ornithologique près d’un site de décharge à Ushuaïa, avant de décéder quelques jours plus tard.
Selon les données de l’OMS, la contamination aurait eu lieu le 28 mars 2026. L’épidémie, qui se traduit par des risques élevés pour les populations locales, a été attribuée à une exposition aux rongeurs porteurs du virus, transmis principalement via l’inhalation de poussières ou les excréments contaminés.
« Cette maladie est commune dans cette région », explique Rodrigo Bustamante, épidémiologiste. « Les rats sont la source principale de transmission. Chaque année, nous comptons entre deux et quatre cas. »
Le décès du touriste a été confirmé le 11 avril après une évolution rapide. Son cas rappelle celui du 2018 dans la commune d’Epuyén, où 11 personnes étaient mortes sur les 34 infectées. Les habitants restent méfiant : « On ne sait jamais… Peut-être que des souris ont uriné dans la poubelle », confie un résident.
En 2018, les autorités avaient imposé un isolement de 45 jours à environ cent personnes. Aujourd’hui, une question cruciale se pose : est-ce que cette nouvelle souche hantavirale présente des caractéristiques permettant une transmissibilité accrue ?
La professeure Anne-Claude Crémieux, membre du Collège de la Haute Autorité de Santé, souligne que « le virus pourrait avoir des propriétés lui conférant une transmissibilité plus élevée que les précédents ». En Argentine, le taux de mortalité chez les patients diagnostiqués oscille entre 12 et 30 %.