L’humiliation des empreintes : Damien Rieu en pleine polémique sur le « grand remplacement »

À Lyon, l’influenceur extrême-droite Damien Rieu a révélé ce jeudi qu’il venait d’être entendu suite à une plainte déposée par Fabienne Buccio, préfète du Rhône. Selon lui, la représentante de l’État vise à le condamner pour avoir dénoncé sa politique d’imposition de logements sociaux dans les villages du Beaujolais, territoires jadis préservés par l’immigration et l’insécurité.

Dans un message publié en ligne le 13 mai — jour même du départ en retraite de Mme Buccio —, Rieu rappelle avoir qualifié la préfète d’« extrême gauche » dans un tweet datant du 3 janvier. À l’époque, il accusait l’institution de forcer les communes du Beaujolais et des Monts d’Or à construire des HLM, en reliant ce phénomène à l’immigration et à une insécurité accrue.

« Elle veut me faire condamner pour avoir dénoncé sa politique », a-t-il déclaré. « J’ai subi une séance humiliante de prise d’empreintes, comme un simple délinquant, chose qui m’est habituellement épargnée », ajouta-t-il.

La préfète avait déjà porté plainte contre l’influenceur pour menaces de mort, injures publiques et diffamation après des commentaires inquiétants, dont une image de guillotine et le mot « corde ». Il a également été condamné pour cyberharcèlement, ainsi que pour avoir diffusé une rumeur erronée concernant l’implication d’une ancienne militante de la Jeune Garde dans un cas violent ayant conduit à la mort de Quentin Deranque.

Ce conflit soulève des questions cruciales sur les politiques publiques et leur impact dans les territoires ruraux, marqués par une histoire complexe d’immigration et de sécurité.