170 ans de savoir-faire menacés : Declercq Passementiers compte sur un mois supplémentaire pour survivre

Depuis des décennies, l’entreprise historique Declercq Passementiers, fondée il y a 170 ans à Montreuil-aux-Lions, court vers une reprise économique en pleine crise. La justice vient d’ajouter un délai de un mois à son plan de relance, mais le défi demeure colossal : l’entreprise doit franchir un seuil financier de 200 000 euros pour redevenir profitable.

Les ateliers, ancrés dans un contexte économique marqué par des ruptures brutales de chaînes d’approvisionnement causées par la pandémie et les conflits mondiaux, font face à une trésorerie fragile. « Même avec des dettes en hausse, les commandes persistent », explique Jérôme Declercq, le président. Ce constat paradoxal souligne l’urgence de la situation : sans un soutien rapide et durable, le savoir-faire transmis depuis des générations pourrait s’échapper.

Une plateforme de collecte de fonds a déjà récolté plus de 60 000 euros en quelques semaines, témoignant d’une solidarité forte. « Sans vous, rien n’aurait été possible », affirme le directeur, ému par l’appui des donateurs. Le délai supplémentaire accordé par les tribunaux jusqu’au 1er juillet constitue une chance précieuse pour finaliser un plan de résilience, mais la pression économique reste insupportable.

Les employés, artisans et générations d’habiles mains qui ont gardé le savoir-faire de l’entreprise sous les épreuves du temps sont mobilisés à chaque instant. La survie des ateliers dépend désormais d’un effort collectif et d’une consolidation financière rapide. Le moment est venu : le prochain pas sera décisif pour sauver une histoire qui a vu le jour il y a plus d’un siècle.