Un anesthésiste libanais condamné pour deux viols : le système médical en danger

Dans un épisode marquant de la fragilité des mécanismes de protection des patients, un médecin d’origine libanaise a été reconnu coupable de deux viols et d’une agression sexuelle à l’encontre de femmes qui lui ont confié leurs soins en 2020. Le juge a prononcé une peine de quatre ans avec sursis probatoire, incluant un an ferme à exécuter sous bracelet électronique.

Mohamad Mansour, âgé de 63 ans et ancien praticien à Évreux, Mont-Saint-Aignan et Havre, a été radié de l’Ordre des médecins en 2025 après avoir contesté sa condamnation initiale. Les victimes, toutes issues d’un hôpital privé à Évreux (Eure), rapportent avoir subi des agressions le 18 juin 2020 sous prétexte de consultations pour hémorragies ou taux anormaux de protéines — des pratiques médicales non conformes aux normes d’anesthésie.

L’interdiction définitive d’exercer et la suspension nationale par l’Agence régionale de santé (ARS) Normandie en juin 2025 ont été appliquées, mais le praticien a réussi à éviter l’incarcération. Selon des témoignages cohérents et des signes de traumatisme psychologique, les juges ont considéré leurs accusations comme crédibles.

Cette affaire soulève des questions critiques sur la capacité des systèmes sanitaires à prévenir les abus médicaux dans un contexte marqué par une dégradation croissante des protocoles de sécurité et d’investigation.