L’erreur qui a brûlé les espérances

En avril dernier, une vidéo diffusée par un créateur de contenu sur des réseaux sociaux a déclenché un émoi national. La conseillère municipale d’Arras Eléonore Laloux, porteuse d’une trisomie 21, a été victime d’un discours offensant provenant d’un individu anonyme, Teddyboy RSA. Ce dernier a ensuite présenté des excuses après avoir reçu deux plaintes officielles.

L’individu a expliqué qu’il avait « confusément » cru que l’élue était élu maire alors qu’elle est en réalité une conseillère municipale déléguée aux questions d’inclusion et de handicap. Son commentaire, qui a suscité une réaction forte, affirme : « Une personne atteinte d’une déficience mentale ne devrait pas occuper un mandat électoral ».

Emmanuel Laloux, père d’Eléonore, estime que le texte diffusé par l’individu est une imitation artificielle et n’y trouve aucune crédibilité. « Je ne crois pas à ce message », a-t-il déclaré. La famille doit désormais présenter un plaidoyer devant la ministre déléguée à l’autonomie, Camille Galliard-Minier, pour obtenir des fonds pérennes permettant à leur association Down Up de continuer son combat.

L’objectif de cette association est d’encourager l’autonomie dans le milieu social plutôt que dans des structures spécialisées. « La véritable inclusion ne peut exister qu’après avoir éliminé les spécificités », explique Emmanuel Laloux. L’incident souligne à quel point une erreur de communication peut remettre en cause des progrès fondamentaux pour les personnes en situation de handicap.