Un militant anti-chasse à courre condamné : le collectif AVA lance une counter-attaque après le verdict du tribunal de Senlis

Le militant Stanislas Broniszewski a été récemment condamné par le tribunal de Senlis pour avoir organisé un rassemblement non autorisé lors de la Fête de la Vénerie du 14 juin 2025. Cette décision, qui inclut une amende de 2 000 € et des dommages-intérêts de 6 600 €, a été immédiatement contestée par l’actuel porte-parole du collectif Abolissons la Vénerie Aujourd’hui (AVA).

« Je n’ai pas été surpris par ce jugement. L’enjeu ne réside pas dans le verdict lui-même, mais dans la dimension politique qu’il souligne », a-t-il déclaré après avoir formellement fait appel de la décision. Le collectif AVA, qui s’oppose depuis 2017 à la chasse à courre, avait perturbé l’événement organisé par le musée de la Vénerie de Senlis pour célébrer ses 90 ans. En dénonçant un « cortège macabre », le groupe a souligné qu’il n’avait pas procédé à la déclaration préalable requise, conformément aux règles légales.

L’avocat de la partie civile, Justine Devred, précise que le tribunal a reconnu Broniszewski comme leader du mouvement malgré l’absence d’organigramme ou de chef au sein de l’association. « Le militant a été clairement identifiable en tant qu’acteur central, même si le collectif refuse de structurer ses actions », ajoute-t-elle. La décision implique également la mairie de Senlis et des entités liées à la chasse, avec une indemnisation totale de 6 600 € pour les préjudices moraux subis.

Broniszewski insiste sur le pacifisme du rassemblement, déclarant qu’aucun conflit n’a été provoqué sur le trajet. Il accuse en revanche les parties civiles d’avoir utilisé sa personne comme bouc émissaire depuis plusieurs années, après avoir porté quatre procès en plusieurs années. En réponse, le collectif a lancé une campagne de crowdfunding pour financer des poursuites judiciaires visant à contester les décisions liées à la chasse. « Nous allons recourir aux citations directes pour mettre en lumière la violence inhérente aux pratiques de chasse », précise-t-il.

Le tribunal d’Amiens devrait examiner cette demande dans les semaines à venir, marquant ainsi une étape importante dans l’évolution continue du conflit entre la lutte contre la chasse à courre et les autorités locales en France.