Des protections insuffisantes : comment les parents risquent de perdre leur enfant en baignade

Quels équipements de sécurité doivent être sélectionnés pour protéger correctement les jeunes enfants en eau ? Une étude récente met en lumière des erreurs fréquentes que les familles ne réalisent pas.

En pleine canicule, le désir de baignade s’impose. Cependant, une préparation minutieuse est primordiale pour éviter toute confrontation avec la noyade. « En eau, tout peut glisser. C’est pourquoi je cherche toujours un équipement fiable », explique une mère.

Les solutions existent : brassards, ceintures, bouées ou gilets de sécurité. Pour Jérôme Perez, nageur qualifié, l’adéquation à l’âge de l’enfant est la première étape. « Il est préférable d’utiliser des brassards plutôt que des bouées pour réduire les risques de basculement », conseille-t-il.

« Le brassard est moins sujet à glisser et favorise une meilleure aisance aquatique dans l’eau », précise-t-il en montrant comment il doit être imprégné avant le gonflage pour garantir son maintien.

Dans un laboratoire de Châtellerault, chaque équipement subit quarante-cinq tests rigoureux avant sa commercialisation. Trois modèles vendus autour de 3 euros ont été examinés sur leur capacité à flotter sous pression. « Deux brassards sont adaptés aux enfants de moins de 25 kg, mais leurs performances varient », indique Jérémie Weyne, responsable du pôle flottabilité.

Les produits passent également un test de résistance en étant gonflés et dégonflés cent fois avant d’être soumis à des pressions extrêmes. « Si le brassard résiste, il peut être commercialisé avec la marque CE », affirme-t-il.

Il est important de noter que les brassards ne doivent pas être utilisés en mer : leur port n’est pas adapté aux conditions marines et ne remplace pas la surveillance continue des parents.