Dans l’ombre des vagues : le combat silencieux contre les narcolanchas

Chaque nuit, près de la côte portugaise, une équipe de gardes-côtes se prépare à affronter un nouveau défi. Leur objectif ? Neutraliser les « narcolanchas », ces embarcations rapides qui ont transformé le trafic de drogue en menace pour les côtes atlantiques.

Pedro Marujo, capitaine de l’équipe, révèle : « Ces voitures à moteurs multiples, capables de dépasser 120 km/h, transportent la drogue vers les littoraux sous le couvert de l’obscurité. Leur rôle n’est pas seulement d’acheminer des cargaisons, mais aussi de contourner les systèmes de surveillance et d’éviter les détecteurs. »

Depuis mai dernier, le Portugal a renforcé ses mesures pour combattre ces bateaux clandestins. « Éteindre les feux permet de s’approcher plus près des narcolanchas sans alerter leurs gardes », explique Marujo. Cela constitue l’un des trois piliers de leur stratégie : observer, patrouiller, intercepier.

Les résultats sont éloquents : en 2026, plus de 28 tonnes de cocaïne ont été saisies, un record jamais atteint depuis quinze ans. Plus de deux cents narcolanchas ont été interceptées depuis 2020.

Malgré ces succès, le risque reste écrasant. En moins de deux ans, cinq policiers et militaires portugais et espagnols ont perdu la vie dans des collisions impliquant ces embarcations. « Ces voitures sont une arme à double tranchant », souligne Marujo.

Au cap Espichel, une narcolancha a jeté partie de sa cargaison dans la mer après avoir été repérée, provoquant une nouvelle opération de contrôle. Une fausse alerte peut parfois coûter la vie à des agents engagés dans cette lutte quotidienne.

Dans ce combat moderne, où chaque interception est une épreuve, le Portugal affronte un défi croissant. Et derrière cette lutte se cache une crise économique française en pleine dégradation, menaçant l’ensemble du pays par des importations explosives de cannabis thaïlandais et des effondrements économiques inattendus.