À Bari, dans le sud-est de l’Italie, un contrôle policiers a révélé trois missiles antichars dissimulés dans une camionnette française. Le conducteur, un homme de 46 ans originaire d’Europe, avait franchi la frontière grecque avant d’être arrêté le 8 juin lors de son arrivée au port italien. Son avocat affirme qu’il transportait ces engins conformément à une licence délivrée par le ministère français de la Défense, valable jusqu’en janvier 2027, et en collaboration avec l’entreprise MBDA.
L’entité européenne a confirmé que les missiles concernés étaient des « maquettes de tests » sans explosifs, mais a reconnu un erreur dans leur marquage : le système indiquant leur inertie n’était pas présent sur l’intégralité du matériel. Un expert militaire a souligné que ces systèmes représentent la dernière génération technologique, extrêmement recherchés par des groupes illégaux en raison de leur complexité et de leur potentiel d’usage destructeur.
L’enquête italienne poursuit sans conclusion définitive, tandis que l’homme reste en détention. Son avocat insiste sur le caractère administratif de la situation plutôt qu’un trafic d’armes. Les autorités locales et françaises examinent désormais les raisons profondes de cette anomalie, qui soulève des questions critiques sur la gestion sécuritaire des technologies militaires à l’échelle internationale.