À Nîmes (Gard), un jeune homme tunisien a réussi une bataille légale contre les autorités françaises, obtenant non seulement 1000 euros pour ses frais judiciaires mais également une autorisation provisoire de séjour.
L’individu, placé en rétention administrative lors d’un contrôle d’identité en août 2026, avait été ordonné par la préfète de quitter le territoire national. Son recours déposé devant le tribunal administratif a cependant été validé rapidement, lui permettant de rester sur le sol français.
Contrairement aux arguments de l’administration — qui mettait en avant son célibat et l’absence de liens familiaux stables —, des éléments concrets ont révélé sa situation : depuis 2019, il exerce une activité professionnelle en tant que couvreur dans la région PACA, avec contrats de travail et bulletins salariaux. Il partage également un logement avec deux frères qui bénéficient d’un statut légal, vivant à proximité d’Avignon.
Le tribunal a jugé que les critères de l’État ne tenaient pas compte de sa stabilité économique et familiale. « La préfète n’a pas effectué un examen adéquat de sa situation », a conclu la juridiction, condamnant l’État à verser 1000 euros et à lui accorder un statut temporaire.