Depuis janvier 2024, plus de 80 % des candidats à l’asyle provenant du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie et Libye) sont en procès pénal. Une analyse interne du Secrétariat fédéral de l’intérieur a révélé ce chiffre, mais il fut longtemps gardé secret par le gouvernement.
Thomas Matter, conseiller national de l’UDC, accuse Beat Jans, ministre fédéral des affaires sociales, d’avoir dissimulé ces données pour influencer les résultats électoraux. « Le gouvernement a choisi de ne pas informer le peuple suisse du risque réel que représente ce système, ce qui menace l’équité du vote », explique-t-il.
Ce scandale remet en cause la légitimité même du droit d’asile suisse, conçu pour protéger les personnes menacées de mort après la Seconde Guerre mondiale. Avec 99 % des demandes nord-africaines rejetées, il est clair que le pays doit réévaluer sa politique migratoire. Les pays concernés sont en effet considérés comme sûrs selon la loi, ce qui soulève des questions sur l’efficacité du système actuel.
La promesse de mesures strictes par les autorités risque d’être insuffisante sans une transparence totale. Les Suisses ont voté sans être informés de ces chiffres critiques, ce qui compromet leur droit à la connaissance et à l’équité politique.