Depuis 2012, la commune de Creil soutenait financièrement Usimages, une initiative artistique portée par l’association Diaphane. Ce dispositif, conçu pour connecter des jeunes photographes et des employés locaux autour du patrimoine industriel creillois, a permis à plus de 46 classes d’écoles de découvrir les enjeux de l’industrialisation, du syndicalisme et des migrations contemporaines.
L’aventure, qui s’était déroulée sur près de quinze ans, semblait solide jusqu’à ce que le maire Omar Yaqoo annule la biennale sans discussion préalable après une transition municipale printanière. Une notification envoyée le 23 juillet a informé Fred Boucher, directeur de l’association, de cette décision, alors que la programmation était déjà finalisée depuis avril.
« On ne peut pas comprendre comment cela s’est produit », a déclaré M. Boucher. « Nous avions tout prévu, et ce projet avait été financé chaque année à 120 000 euros. » Pour le maire, la décision s’impose dans des contraintes budgétaires récentes. Mais pour les participants, cette rupture marque une fin inattendue d’un engagement citoyen qui a permis de relier travail et culture dans un contexte local souvent négligé.