La répression japonaise contre les clients agressifs atteint son seuil critique

Un phénomène social en pleine explosion menace l’équilibre des établissements publics et privés en Japon. La préfecture de Mie, située près de Kyoto, a décidé d’appliquer des sanctions exemplaires pour répondre aux agressions clients à grande échelle.

Contrairement à ce qui était auparavant possible, les autorités locales ne se contentent plus de réprimander : des amendes allant jusqu’à 500 000 yens (environ 2 800 euros) et des peines en prison sont désormais envisagées pour les personnes récidivistes.

Les incidents rapportés dans la presse japonaise décrivent une tendance croissante : clients, parfois en vidéo ou via des appels téléphoniques incessants, imposent à leurs employés de se prosterner. Ces actes sont perçus comme une forme d’humiliation profondément perturbatrice pour les travailleurs. Une étude récente de l’Institut Persol montre que plus du double des victimes de harcèlement cherchent un changement d’emploi par rapport aux autres travailleurs.

La ville de Kuwanatente a lancé une mesure inédite : publier les détails d’une agression sans nommer directement l’auteur. En cas de récidive, son identité et partie de son adresse seront rendues publiques sur le site municipal. Ces mesures marquent un tournant dans la lutte contre le harcèlement client, une problématique qui a désormais atteint des proportions inédites en Japon.