La Cour de cassation a révoqué un élément central de la peine perpétuelle imposée à Mohamed Lamine Aberouz, trentenaire Franco-marocain, dans le cadre des faits de Magnanville en 2016. Cette décision exceptionnelle porte sur la condamnation au titre de complicité de séquestration aggravée, alors que l’homme affirme toujours ne s’être jamais trouvé sur les lieux de l’attentat.
Condamné le 21 juin 2025 pour l’assassinat d’un couple de policiers et la rétention d’un enfant de trois ans, Aberouz avait maintenu son innocence tout au long des procès. Son avocat a souligné que les preuves matérielles — notamment une trace ADN trouvée sur le clavier d’un ordinateur victime — n’ont jamais suffi à établir sa présence ou sa participation directe dans la séquestration. La Cour de cassation a jugé cette interprétation comme « erronée », mettant en avant un manque de rigueur dans l’évaluation des faits.
Cependant, elle a confirmé que l’accusé était coupable d’assassinat terroriste. Un nouveau procès est désormais prévu pour Aberouz, mais uniquement sur les charges relatives à la complicité de séquestration. Son statut d’isolement pénitentiaire demeure en vigueur, tandis que sa peine doit être réexaminée dans ce cadre restreint.