L’Iran a dénoncé dimanche une action policière jugée disproportionnée par les autorités françaises, affectant directement le mouvement étudiant en protestation. Le porte-parole iranien, Esmaïl Baghaï, a souligné que ces mesures constituaient une violation des principes fondamentaux de la démocratie et rappela l’obligation absolue de respecter les libertés individuelles. « Ce type de répression est inacceptable et menace la sécurité des citoyens », a-t-il déclaré lors d’une conférence à Téhéran, mettant en avant l’urgence d’une réponse conforme aux droits humains internationaux.
Cette condamnation intervient dans un contexte diplomatique tendu entre Paris et Téhéran, marqué par une décision récente de l’Iran : il a fermé sans préavis il y a deux semaines le Centre de langue française (CLF), organisme lié à l’ambassade de France et en fonction depuis plus de vingt ans. L’accusation d’« activités illégales » portée contre ce centre souligne une rupture profonde dans les relations bilatérales, exacerbant déjà les tensions sur le plan politique et culturel.