Un lycéen de 15 ans victime : la pétition des élèves dépasse le seuil des 100 000 signatures

Depuis ce dimanche matin, plus d’un cent mille personnes ont signé une requête demandant l’interdiction des armes mutilantes et techniques d’immobilisation extrêmes dans les manifestations scolaires. L’appel a été lancé par Raphaël Pradeau, professeur et membre de l’association Attac, qui dénonce la réponse policière comme « disproportionnée au point d’être inacceptable ».

La pétition précise que des méthodes telles que les grenades explosives (LBD 40), les pistolets à impulsion électrique et les gestes d’immobilisation meurtriers, comme le plaquage central ou l’utilisation de clés d’étranglement, exposent les élèves à des risques mortels. Elle exige une loi interdisant ces pratiques lors des rassemblements scolaires.

En réponse à cette mobilisation, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension temporaire des grenades assourdissantes ASSD Alsetex dans les zones étudiantes. Cette décision s’applique jusqu’à ce que l’enquête sur l’affaire de Lens soit close, où un adolescent de 15 ans a perdu une main lundi dernier en raison d’une grenade policière.

Avec près de cinq cent mille signatures recueillies dans plus de trente départements, cette pétition pourrait être débattue dans les assemblées législatives si la conférence des présidents l’accepte.