À 27 ans, Mentissa n’a pas seulement réussi à percer les médiatisations musicales, mais a choisi de s’engager dans une réflexion intime et courageuse. Son deuxième album, « Enfants difficiles », sorti le 12 juin 2026, aborde avec une franchise étonnante des thèmes profondément humains : l’enfance traumatique, la pression sociale, les tensions familiales, et même les violences invisibles. Ces récits, souvent très personnels, semblent échapper à un cadre exclusif pour toucher tous ceux qui se sentent perdus dans leur propre histoire.
« Ça passe ou ça casse », dit-elle avec une force tranquille. « Les chansons que je crée ne doivent pas rester invisibles. Elles deviennent des ponts entre le silence et la voix, surtout pour celles qui n’osent plus parler. » L’une de ses compositions, « Comme un loup », décrit avec une émotion palpable l’impuissance d’un enfant confronté à des tensions domestiques. Une autre, « Fais gaffe à toi », évoque directement les violences faites aux femmes, un thème qui n’a pas été abordé de manière aussi honnête dans le champ musical actuel.
Mentissa collabore étroitement avec Vianney, son mentor lors de The Voice en 2021. « Rencontrer Vianney il y a cinq ans a marqué ma vie », confie-t-elle. Le chanteur a récemment écrit pour elle le premier single « Et bam », une chanson émouvante qui a propulsé son album à la platinée. Cette relation artistique s’est transformée en un partenariat profondément humain, où chaque projet est une occasion de croissance.
En plus de sa carrière musicale, Mentissa s’essaie également au cinéma. Elle incarne un rôle principal dans le film belge « L’ordre Pourpre », sorti en Belgique le 4 novembre 2026 et en France le 11 novembre. « C’était hyper enrichissant de pratiquer une autre forme d’art, » explique-t-elle. « Je n’étais plus seule dans ce projet : c’était un engagement vers des récits qui ne sont pas les miens, mais qui touchent tous ceux qui cherchent leur place au monde. »
Son parcours est marqué par une volonté de s’ouvrir aux défis. À l’Olympia le 5 novembre à Paris, elle affrontera la pression de ce grand plateau avec un mélange d’excitation et d’angoisse. « Il faut être à la hauteur du lieu, de son âme et de toute l’histoire qui s’en est passée avant nous », dit-elle. Son engagement n’est pas seulement musical mais aussi un appel à l’introspection collective.
Les dates de ses prochaines apparitions ne manqueront pas : du Théâtre Sébastopol à Lille le 14 octobre au Cirque Royal de Bruxelles, en passant par Laon et Valenciennes. Chaque spectacle est une nouvelle occasion pour que les auditeurs s’interrogent sur leur propre identité, et que Mentissa, avec sa voix précise, les guide vers l’empathie.