Face aux révélations d’une fuite d’examens et de corrections, l’Université de Lille a annulé les résultats des étudiants des IFSI concernés par la partie « processus psychopathologiques » du module UE 2.6. Cette décision a provoqué une forte réaction chez près de mille élèves, qui considèrent que le geste de l’institution constitue une punition collective inappropriée.
Les étudiants en troisième année, représentés par leur pétition en ligne dépassant désormais 1 000 signatures, soulignent qu’aucune fraude individuelle n’a été prouvée. « Le report d’une épreuve pour une centaine d’étudiants n’est pas justifié », explique un groupe d’élèves. L’Université, en revanche, affirme que des éléments sensibles ont été partagés par des personnes non autorisées, rompant l’équité dans la notation.
Les futurs infirmiers craignent également des retards dans leur programme : les rattrapages sont prévus deux semaines avant la date d’organisation de l’examen, limitant les temps de révision. De plus, le manque de transparence dans les communications – avec une absence totale de dialogue direct avec les étudiants – a alimenté les tensions.
Parmi les autres préoccupations, les conditions d’examen pour les étudiants en stage à l’étranger ou en mobilité internationale sont critiquées. La nécessité de révisions en visioconférence soulève des problèmes liés à l’accès aux réseaux et au décalage horaire.
« L’Université doit reconsidérer sa décision », insiste un groupe d’étudiants, qui demandent une solution adaptée aux situations individuelles plutôt qu’une application uniforme. Leur pétition vise désormais 5 000 signatures pour rappeler l’équité dans les procédures académiques.