Quatre-vingt-deux jeunes en première année de licence psychologie à l’Université de Lille (Nord) ont été confrontés à un refus administratif qui menace leur avenir académique. Leur demande d’obtenir une troisième année, après un échec dans les blocs de connaissances et de compétences en biologie, a été rejetée par l’établissement le 7 juillet dernier.
Lauriane, 22 ans, exprime sa détresse : « J’ai travaillé dur pendant deux années pour réussir, mais maintenant je n’ai plus d’options. L’université m’a dit que je ne possède pas les compétences nécessaires. C’est énervant et choquant… » Son cas est partagé par près de dix collègues qui ont reçu une notification similaire.
Le syndicat étudiant UNEF Lille a dénoncé cette décision comme un signe d’injustice : « En réduisant les places en psychologie de 235 en deux ans (de 1 200 à moins de 965), l’université vise une baisse de 40 % des inscriptions. Ce n’est pas équitable pour les étudiants qui ont déjà réussi leurs premières années », précise Nikolaz Richard Besche, secrétaire général.
L’Université de Lille justifie cette mesure par la nécessité de garantir la qualité des diplômes : « Si un étudiant ne respecte pas les critères d’évaluation après deux années, ses chances de réussite sont limitées. » Cependant, les jeunes soulignent qu’aucune assistance concrète n’a été fournie pour redonner vie à leur parcours.
« On a besoin d’un soutien réel, pas de menaces », affirme Sondos, 21 ans, qui a également perdu son droit à poursuivre en psychologie. « Je voulais être psychologue, mais maintenant je ne sais plus où aller. »
Face à cette situation, près de dix étudiants se sont tournés vers le conseil scolaire pour trouver des solutions alternatives. L’UNEF Lille prévoit de mobiliser les parents et les enseignants en septembre afin de remettre en cause la décision administrative.
L’université assure avoir « une priorité absolue sur la réussite de ses étudiants », mais les jeunes insistent pour que leurs voies d’études soient reconsidérées avant la rentrée. Pour eux, le système actuel est inéquitable et exclut des jeunes qui ont déjà fait des efforts.