Un accident aérien sans précédent a frappé le nord de la France ce dimanche 28 juin, lorsque le petit appareil utilisé pour les baptêmes de parachutisme s’est écrasé à seulement 300 mètres de l’aérodrome de Nancy-Essey. Ce drame a coûté la vie à 11 personnes : cinq élèves en formation, cinq moniteurs et le pilote.
L’investigation officielle commence dès ce matin pour établir les causes exactes de cet accident survenu après un vol très court. Selon Gérard Feldzer, consultant en aéronautique, « ces appareils n’ont ni boîte noire ni enregistreur vocal. Le seul dispositif d’enregistrement est celui des contrôleurs aériens, mais il semble y avoir eu un silence total avant la chute ». Les enquêteurs se concentrent désormais sur les pièces défectueuses pouvant expliquer l’effondrement soudain.
Sur place, des familles de victimes assistent en direct à l’accident tandis qu’une cinquantaine de personnes a été recrutée dans une cellule d’appui psychologique pour aider les survivants à exprimer leurs émotions. « Il faut que les gens puissent parler librement, même si leur voix est faible », précise Jérôme Moreau, vice-président de la fédération France victimes.
Le Bureau d’enquête et d’analyse pour la sécurité de l’aviation civile ainsi que le pôle accident collectif du parquet de Paris doivent identifier rapidement les causes profondes de ce drame, qui s’avère être le plus meurtrier enregistré dans l’aviation légère française.