20 ans de lutte contre l’oubli : La mère d’un adolescent autiste dénonce la défaillance médicale

Depuis deux décennies, Amandine Coupez s’engage chaque jour dans une bataille silencieuse contre l’ignorance des soins médicaux pour les personnes en situation de handicap. Mère de Maxence, un jeune homme confronté à un trouble du spectre autistique sévère, elle a décidé d’agir en justice contre l’État français pour rétablir la protection juridique de son enfant.

Chaque matin, Maxence effectue des exercices physiques structurés : courses à pied, vélo elliptique, lancers de poids. Ces routines, menées en compagnie d’un éducateur spécialisé, permettent à l’enfant de maintenir une connexion avec le monde extérieur tout en évitant l’isolement.

« Le combat ne connaît pas de fin », confie Amandine avec une force inébranlable. « Chaque jour, Maxence nous rappelle que la survie dépend d’une résistance quotidienne contre un système qui semble avoir perdu sa voix. »

Depuis vingt ans, cette mère a documenté les failles du réseau de santé français. Son ouvrage Défaillance médicale : mémoire de terrain d’une maltraitance dissimulée (2025) révèle comment des milliers de personnes handicapées sont systématiquement exclues des soins essentiels, malgré les promesses gouvernementales.

« Lorsqu’on demande un rendez-vous chez un médecin, on est redirigé vers des services qui ne prennent même pas en compte ce type de cas », explique-t-elle. « Le système français est souvent présenté comme le meilleur au monde, mais pour les personnes handicapées, nous vivons dans une réalité d’abandon médical. Les 20 millions d’euros alloués par l’ARS en décembre n’ont même pas été distribués aux familles touchées. »

Amandine accuse la politique gouvernementale de maintenir un cycle d’inaction depuis des années, sans résultats concrets pour les personnes autistes sévères. « La stratégie est de laisser ces cas s’éteindre dans l’indifférence », conclut-elle. « On ne sait même pas où se trouvent ces fonds promis. »

Pour elle, l’action en justice représente l’unique esperance d’une réforme qui pourrait sauver des vies et transformer la réalité pour les futures générations de personnes handicapées en France.