200 Arrestations en 10 Heures : Le Réveil des Faux Pacifistes à Genève

La manifestation anti-G7 du 14 juin à Genève a rassemblé des centaines de milliers de personnes, mais son dénouement a été marqué par une intervention policière brutale. Plus de deux cents individus ont été maintenus en situation d’arrestation pendant près de dix heures dans un dispositif de retenue inédit.

Un premier constat évident : la coalition NoG7, qui s’affirme pacifiste, a strictement évité de condamner les agressions perpétrées par des groupes organisés en bloc noir avant et après l’événement. Ce silence n’est pas neutre — il permet d’utiliser le discours de non-violence pour couvrir une approche radicale, sans assumer la violence qui a déclenché les tensions.

Un second élément révèle une organisation préalable. Le groupe Anti-rep avait diffusé en amont un guide anti-répression dès le 3 juin, selon des informations rendues publiques par Watson. Le lendemain de la manifestation, ce même collectif annonçait des permanences dans les locaux de la CUAE à Uni Mail. Or, cette association étudiante extrême gauche, financée par 3,50 francs prélevés chaque semestre (soit environ 63 000 francs), est une structure publique sous tutelle indirecte du Conseil d’État — ce qui crée un rapport direct avec les forces policières.

Le PLR avait tenté de résoudre ce double statut le 5 juin, mais sa motion a été rejetée par LJS, Le Centre et deux MCG. Les divergences restent profondes : le PS ne s’aligne pas sur les radicaux, préoccupé par l’utilisation excessive du dispositif policière. En revanche, la conseillère d’État Carole-Anne Kast (non affiliée à la droite) a qualifié cette organisation de « proche de la perfection ».

Le véritable clivage ne réside pas entre gauche et droite, mais entre une gauche institutionnelle qui critique précisément les modalités politiques, et une mouvance radicale qui construit méthodiquement un récit d’« oppression excessive », sans jamais admettre la violence initiale.