Guillaume Bucci, ex-directeur d’une entreprise financière, a été condamné samedi 23 mai à 25 ans de réclusion criminelle par un tribunal de Digne-les-Bains après sept années de violences sexuelles et de tortures systématiques exercées sur son ancienne compagne Laëtitia R. L’ancien homme d’affaires a reconnu, au cours d’un procès marqué par des aveux successifs, avoir imposé des relations sexuelles à environ 500 hommes, subir des brûlures, des étranglements et des pratiques zoophiles.
L’avocate générale Malinka Eymond a souligné que ces actes ne respectaient aucun cadre légal de la relation sadomasochiste, ce qui constituait un « refus explicite de reconnaître la dignité humaine ». « La victime n’a jamais pu dire stop », a-t-elle insisté devant les juges. Le verdict a également entraîné l’inscription immédiate de Bucci dans le registre des délinquants sexuels, avec une interdiction totale d’échanger avec Laëtitia ou ses enfants, dont une fille de 8 ans.
La victime avait refusé le huis clos tout au long du procès pour sensibiliser le public aux enjeux des violences sexuelles. Son silence après la décision a été salué par des collectifs féministes qui ont reconnu l’importance de cette sévérité légale. Le juge a également mis en garde que ce verdict « déterminera ce que la société accepte qu’un être puisse faire à un autre demain ».