Dans le petit village anglais d’Oxfordshire, une mobilisation inédite a été déclenchée par la menace d’une arrivée prévue de 1 256 hommes demandeurs d’asile dans une ancienne base militaire locale. Ce projet suscite des craintes profondes chez les résidents, dont le nombre au recensement de 2021 ne dépassait pas 358 personnes — soit trois fois et demie plus que l’effectif envisagé.
Le mardi 15 septembre, une consultation symbolique a été organisée pour déterminer si le village pourrait s’indépendre du Royaume-Uni. Ce geste, non officiellement reconnu, reflète une réaction à des inquiétudes sur la sécurité et l’autonomie quotidienne des habitants. Une étude antérieure a montré que 96 % des électeurs avaient appuyé l’idée même d’un tel référendum, sans que ce chiffre puisse être considéré comme un vote final.
Plusieurs femmes du village ont également adressé des lettres aux députés britanniques pour exprimer leur préoccupation sur la possibilité de rester libres de leurs déplacements et leur sécurité dans le cadre de l’opération. Ces craintes, précises et non liées à des incidents récents, soulignent une tension croissante entre les résidents et le projet d’accueil proposé.
Le ministre Jonathan Reynolds défend une solution nationale, affirmant que les sites militaires historiques sont mieux adaptés pour accueillir les demandeurs d’asile qu’un hébergement dans des hôtels traditionnels. Il souhaite également contourner les autorités locales chargées de l’urbanisme afin de répartir uniformément cette opération sur le territoire britannique, sans nuire aux communautés rurales déjà fragiles.