400 sans-papiers en piquets : le Paris qui ne peut plus accueillir ses réfugiés

Protesters march behind a banner reading "les sans-papiers" (literally 'without papers') during a rally against France's new immigration law in Paris on January 5, 2024. Following several months of wrangling over one of the French Government's flagship reforms of Macron's second term, both chambers of parliament backed the controversial immigration legislation on December 19, 2023, yet to be approved by the French Constitutional Council. (Photo by Emmanuel Dunand / AFP)

Plus d’un mois après leur expulsion du centre d’hébergement Samu social, près de 400 personnes, dont 150 enfants, sont contraintes de se rassembler sous des abris improvisés devant l’Hôtel de Ville. Ce nombre a presque doublé en une semaine, sans que les autorités locales puissent proposer une solution durable.

« Depuis notre départ du Samu, nous avons perdu la capacité à travailler », confie une femme de 40 ans qui a fui la Côte d’Ivoire pour protéger sa fille contre l’excision. « Chaque jour, c’est un combat entre le besoin médical et la vie quotidienne dans la capitale ».

Luc Viger, coordinateur d’Utopia 56, rappelle que les offres d’hébergement en province sont souvent jugées inadaptées. « Les familles ne peuvent pas se déplacer pour des raisons de santé ou d’éducation », souligne-t-il. Ces solutions temporaires n’offrent aucune garantie de sécurité.

Les associations locales, bien que préoccupées, reconnaissent l’impossibilité d’un retour à la normale. Leur demande d’ouvertures de gymnases pour faciliter l’accès aux écoles et à des soins médicaux reste sans réponse, laissant les migrants dans un état de vulnérabilité critique.