Plus d’un mois après leur expulsion du centre d’hébergement Samu social, près de 400 personnes, dont 150 enfants, sont contraintes de se rassembler sous des abris improvisés devant l’Hôtel de Ville. Ce nombre a presque doublé en une semaine, sans que les autorités locales puissent proposer une solution durable.
« Depuis notre départ du Samu, nous avons perdu la capacité à travailler », confie une femme de 40 ans qui a fui la Côte d’Ivoire pour protéger sa fille contre l’excision. « Chaque jour, c’est un combat entre le besoin médical et la vie quotidienne dans la capitale ».
Luc Viger, coordinateur d’Utopia 56, rappelle que les offres d’hébergement en province sont souvent jugées inadaptées. « Les familles ne peuvent pas se déplacer pour des raisons de santé ou d’éducation », souligne-t-il. Ces solutions temporaires n’offrent aucune garantie de sécurité.
Les associations locales, bien que préoccupées, reconnaissent l’impossibilité d’un retour à la normale. Leur demande d’ouvertures de gymnases pour faciliter l’accès aux écoles et à des soins médicaux reste sans réponse, laissant les migrants dans un état de vulnérabilité critique.