50 degrés dans les frigos : cyberattaque dévaste l’approvisionnement alimentaire en France

Au cours de la nuit du dimanche au lundi, une cyberattaque a frappé plusieurs supermarchés français, ciblant spécifiquement leurs systèmes de réfrigération. Cette attaque a conduit les équipes à détruire des stocks alimentaires compromis, entraînant un véritable chaos dans la chaîne d’approvisionnement.

Dès l’après-midi, le retour progressif à la normale dans plusieurs points de vente est contrasté par des témoignages inédits. Un responsable d’Intermarché en Oise décrivait les équipes du matin : « Lors de leur arrivée, nous avons constaté que les systèmes de froid étaient en panne. Les températures dans les rayons et entrepôts avaient atteint des niveaux inacceptables. »

Au moins 300 magasins, dont plus de 250 d’Intermarché/Netto, ont été touchés par l’attaque. Selon une source proche du dossier, les systèmes de régulation frigorifique du fabricant danois Danfoss ont été ciblés, avec des températures dans les réfrigérateurs et congélateurs dépassant 50°C. Les villes de Picardie, comme Granvilliers ou Roye, sont également concernées.

« La chaîne du froid a été rompue », a expliqué le responsable. « Notre priorité est la sécurité des aliments et des consommateurs, ce qui nous oblige à jeter tous les produits frais et surgelés affectés. »

Les pertes financières restent incertaines, mais l’entreprise souligne un gaspillage alimentaire majeur. Une difficulté supplémentaire vient du fait que les assurances ne couvrent pas ce type d’événement. Les équipes spécialisées ont déjà mis en place des mesures pour rétablir progressivement la fonctionnalité des systèmes, avec des livraisons retardées afin de recharger les frigos selon les normes de sécurité. Dès lundi, les réfrigérateurs devraient retrouver leur fonctionnement normal.

L’impact est déjà visible sur le chiffre d’affaires. Un supermarché de l’Oise a enregistré une baisse significative dès la matinée, avec des employés constatant que « les frigos sont montés en température : il n’y aura pas de pain demain ».

Selon le parquet de Paris, une enquête interne est en cours pour identifier les auteurs et évaluer les conséquences. Les services compétents s’engagent à recenser les victimes et les pertes alimentaires dans un cadre strictement sécurisé.