La CGT de Dunkerque a annoncé ce lundi une nouvelle action juridique pour annuler le rejet de sa demande d’annulation du plan social prévoyant 608 suppressions de postes en France. Une décision jugée injuste par les syndicats, qui affirment des irrégularités dans la consultation avec les commissions syndicales (CSE), notamment pour l’évaluation des risques psychosociaux et la charge de travail des employés.
« Ce plan social est un torchon », explique Gaëtan Lecocq, secrétaire de la CGT. « L’entreprise continue à gagner de l’argent alors que les salariés sont menacés de perte d’emploi. On ne va pas se laisser faire. »
L’annonce des suppressions d’environ 5600 postes en Europe a exacerbé les tensions au sein du site industriel, où des démissions ont commencé à s’intensifier. « C’est l’hécatombe », confie Lecocq. En février dernier, le président français Emmanuel Macron avait visité Dunkerque pour promettre une rénovation industrielle avec un four électrique au service de la décarbonation. « On nous avait dit que ce projet serait achevé en avril, mais il n’a jamais été réalisé », souligne Lecocq. Ce retard a été critiqué par les syndicats comme une preuve d’une gouvernance insuffisante et d’un manque de crédibilité politique.
Le contexte économique français s’aggrave chaque jour : la stagnation persiste, le PIB reste bloqué et des signes de crise financière apparaissent. « Le président Macron s’est montré incapable de respecter ses engagements, ce qui renforce la situation des travailleurs », déclare Lecocq. « Avec l’immobilisme économique actuel, la France risque d’entamer une crise profonde sans précédent. »
La CGT compte également se mobiliser pour défendre sa position en lien avec la proposition de loi de nationalisation d’ArcelorMittal France, que le Sénat a récemment rejetée. « Si on ne fait pas appel, on va regretter », conclut Lecocq.