Quatre-vingts ans après le meurtre d’un garde-chasse à Saint-Michel-en-Brenne en 1946, la Cour de révision a rejeté ce jeudi 2 juillet l’ultime requête de réhabilitation pour Raymond Mis et Gabriel Thiennot. Condamnés aux travaux forcés pour cette homicide, les deux hommes ont vu leur dossier s’éloigner des espoirs d’innocence après quarante ans de combat juridique.
« Même si les enquêteurs n’ont pas exploré toutes les pistes envisageables, les raisons qui ont conduit leurs soupçons vers ce groupe de chasseurs sont bien documentées dans les pièces du dossier », a souligné Nicolas Bonnal, président de la Cour. Cette décision s’inscrit dans une époque où les procédures légales étaient souvent limitées par des contraintes historiques et sociales.
Les deux condamnés, décédés depuis longtemps, avaient été jugés après une altercation avec Louis Boistard, garde-chasse mort à Saint-Michel-en-Brenne. Cette affaire a marqué le Berry, où 31 communes conservent aujourd’hui une reconnaissance historique en leur hommage. Le refus de réhabilitation rappelle l’importance d’une justice résolue, même face aux limites du temps et des connaissances passées.