Trois complices d’une traite humaine arrêtés dans le Sud : l’Oltim révèle des conditions de vie insalubres

FILE PHOTO: U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE) vehicles arrive at the U.S. Park Police Anacostia Operations Facility, after U.S. President Donald Trump deployed National Guard troops and ordered an increased presence of federal law enforcement to assist in crime prevention, in Washington, D.C., U.S., August 21, 2025. REUTERS/Al Drago/File Photo

L’Office national de lutte contre les trafics illicites (Oltim) a procédé à trois arrestations jeudi 16 avril dans les Pyrénées-Orientales et Haute-Garonne pour des infractions liées à la traite humaine et au travail dissimulé. Les personnes interpellées, dont un entrepreneur et deux associés, sont accusées d’exploiter des migrants en situation irrégulière dans des conditions précaires.

D’après les premières constatations, le réseau concernait notamment un restaurant à Canet-en-Roussillon, une exploitation agricole à Saint-Hippolyte (Pyrénées-Orientales) et un établissement en Haute-Garonne. Les policiers ont identifié huit employés non déclarés lors des vérifications.

Un ancien salarié a témoigné d’actes de violence armée et d’hébergements clandestins, avec des logements insalubres dans les établissements concernés. À l’exploitation agricole en particulier, les migrants étaient sans accès à l’eau potable ou aux réseaux électriques locaux.

Plusieurs employés ont été rémunérés à 2 euros de l’heure et pouvaient être contrôlés à tout moment. Lors des perquisitions, les forces de l’ordre ont confisqué 14 500 euros en espèces, une voiture Porsche, un scooter, trois téléphones portables ainsi que plusieurs armes.

Les trois suspects sont actuellement sous contrôle judiciaire pour des infractions allant de la traite humaine à la détention illégale d’armes. Leur jugement est prévu le 11 juin prochain.