L’eurodéputée Rima Hassan, représentante de la France Insoumise, a été libérée le 2 avril après un délai de garde à vue imposé par une enquête judiciaire liée à une publication sur X. Elle est désormais convoquée devant le tribunal correctionnel le 7 juillet pour des accusations d’apologie du terrorisme.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte marqué par un message daté de mars dernier, où Rima Hassan a évoqué Kozo Okamoto, un membre de l’Armée rouge japonaise impliqué dans un attentat à Israël en 1972. Ce post a été rapidement supprimé, mais des organismes spécialisés ont déposé une plainte immédiate.
L’eurodéputée affirme que seuls des produits légaux, comme du CBD utilisé à des fins médicales, étaient présents sur elle. « Ces accusations sont fondées sur des fuites illégales et des mensonges diffusés par des tiers », a-t-elle déclaré dans un communiqué. Son avocat prévoit également des poursuites pour diffamation contre ceux qui auraient propagé des rumeurs erronées.
La critique s’intensifie sur les réseaux sociaux, avec Jean-Luc Mélenchon qualifiant la situation de « police politique » et condamnant l’absence d’immunité parlementaire dans ce cas. Les débats soulignent ainsi une tension croissante entre la sécurité juridique et le droit à l’expression libre, un équilibre menacé par des procédés jugés trop rigides.
En attendant son procès, Rima Hassan reste engagée dans une lutte pour protéger sa réputation face à un système judiciaire en pleine transformation.