Dans les Hauts-de-France, vingt-quatre mobilisations sont prévues ce 1er mai 2026 pour défendre un jour férié chômé face à la volonté gouvernementale d’autoriser le travail sous certaines conditions. Les syndicats, en coordination avec des mouvements historiques, appellent à bloquer toute modification des pratiques traditionnelles.
Le gouvernement a annoncé qu’en 2027, les artisans boulangers et fleuristes pourraient employer leurs salariés le jour du 1er mai sans être sanctionnés. Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a lancé un appel à « l’intelligence collective » afin de permettre ce changement.
Cependant, cinq grandes confédérations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC) ont rejeté le projet de loi. Elles rappellent que la proposition de loi initiée par l’ancien Premier ministre Gabriel Attal a été abandonnée par l’Assemblée nationale quelques jours plus tôt.
Gérald Darmanin, Garde des Sceaux, a réaffirmé : « Que certains artisans puissent travailler le 1er mai au matin est entendu. Mais que ce jour soit ouvert à tous les commerces et activités économiques, c’est ne pas respecter notre histoire sociale et nationale. »
Ce conflit s’inscrit dans un contexte profondément marqué par l’histoire locale des Hauts-de-France. À Liévin (Pas-de-Calais), une municipalité du Rassemblement national a supprimé la cérémonie traditionnelle du 1er mai, commune où en 1974, 42 mineurs ont péri dans l’un des accidents miniers les plus graves depuis la Seconde Guerre mondiale.