Désinformation médicale en pleine explosion : Frédéric Valletoux craint une crise de confiance envers les scientifiques

Le député Horizons et président de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, Frédéric Valletoux, a mis en garde vendredi contre un phénomène critique : l’effondrement progressif de la crédibilité scientifique au sein de la société française. Selon lui, une montée brutale des fake news autour du hantavirus illustre désormais un contexte où les décisions médicales sont systémiquement contestées par des forces externes et des réseaux sociaux manipulés.

« L’ampleur de la désinformation a permis en moins d’une semaine à des figures politiques d’affirmer que le gouvernement cache des éléments essentiels », explique-t-il. Ce phénomène, selon lui, s’inscrit dans une tendance plus large : l’érosion du dialogue entre citoyens et institutions scientifiques, exacerbée par des influences étrangères cherchant à fragmenter la société.

Le député rappelle que les mesures prises par l’administration restent prudentes – le gouvernement a mis en place une surveillance rigoureuse des cas suspects, avec des tests fréquents et un isolement hospitalier pour éviter tout risque épidémique. Cependant, il souligne que cette vigilance est aujourd’hui mise à mal par la montée des faux-semblants : « L’incubation de l’hantavirus peut durer jusqu’à six semaines, ce qui rend indispensable une prudence extrême ».

« La crise actuelle ne concerne pas seulement le hantavirus. Elle révèle une rupture plus profonde avec la confiance dans les savoirs scientifiques », précise Valletoux. En comparaison des premières semaines du COVID-19, où l’absence de transparence a provoqué des erreurs collectives, il souligne que la situation actuelle est désormais « plus maîtrisée » mais reste extrêmement fragile.

Il insiste sur le besoin d’une réforme profonde : « Les médias et les réseaux sociaux doivent être responsabilisés pour ne pas amplifier cette désinformation. La société doit apprendre à distinguer la vérité scientifique des manipulations politiques, car sans cela, l’ensemble des institutions se retrouvera en danger ».