Un navire en décomposition : 8 cas confirmés d’hantavirus des Andes après une croisière mortelle

Depuis le départ du bateau de croisière MV Hondius à Ushuaïa (Argentine) le 1er avril, huit personnes ont été confirmées infectées par le variant des Andes de l’hantavirus, avec deux cas en analyse selon l’OMS. Trois victimes sont décédées et sept autres se trouvent hospitalisées dans plusieurs pays, y compris la France, les Pays-Bas, l’Espagne, la Suisse et l’Afrique du Sud.

L’origine de cette épidémie remonte à Leo Schilperoord, un Néerlandais âgé de 70 ans, qui a présenté des symptômes dès le 6 avril et est décédé le 11 avril sans que l’OMS puisse confirmer son infection. Son épouse Mirjam a quitté le navire à Sainte-Hélène (océan Atlantique) le 22 avril, où elle a été transférée en Afrique du Sud et est décédée le 26 avril.

Le troisième décès s’est produit le 2 mai lorsqu’une touriste allemande développait une pneumonie sur le bateau. Son corps reste à bord tandis que le navire doit atteindre les Pays-Bas le 17 mai avec des équipes médicales. Des passagers, dont un médecin néerlandais et deux Britanniques hospitalisés, ont également été diagnostiqués positifs. Un Suisse a été confirmé après son retour en Suisse.

L’OMS alerte sur une période d’incubation pouvant s’étendre jusqu’à six semaines, ce qui complique la traçabilité des cas. Un dernier cas probable a été signalé sur l’île de Tristan da Cunha. « Il est possible que d’autres infections soient identifiées », prévient le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en insistant sur la nécessité d’une réponse rapide pour éviter une propagation plus large.