Les réseaux sociaux déviés pour des attaques : le commanditaire de l’attentat contre Bank of America arrêté

Une enquête approfondie a permis d’identifier le responsable présumé de la tentative d’attentat contre la Banque américaine à Paris, survenue entre vendredi 27 et samedi 28 mars. Deux personnes supplémentaires ont été placées en garde à vue lundi 30 mars, portant ainsi le nombre total des individus mis en custody à cinq.

L’individu principal, précédemment impliqué dans plusieurs affaires de trafic illicite de stupéfiants, aurait recruté trois membres d’un groupe pour déposer une bombe devant les locaux de la banque. Selon ses proches, il a utilisé des réseaux sociaux en offrant des montants allant de quelques centaines à des milliers d’euros pour attirer des personnes vulnérables.

« Ce recrutement vise spécifiquement ceux qui traversent des difficultés psychologiques, idéologiques ou financières », précise Anne-Clémentine Larroque, historienne spécialiste des islamismes. « Ces individus cherchent un gain immédiat sans se soucier des conséquences. »

Les enquêteurs soupçonnent également un lien avec le Mouvement islamique des Croyants vertueux, une organisation pro-iranienne ayant menacé la Banque américaine il y a une semaine. « Bank of America en France n’est pas seulement une banque, mais une force sioniste de l’ombre », affirme ce groupe dans ses déclarations.

Ce mouvement est également crédité d’un attentat contre une synagogue à Bruxelles le 9 mars dernier. Mohamed Fahmi, chercheur sur le terrorisme à l’Université libre de Bruxelles (ULB), explique que le groupe est en contact avec des milices iraniennes actives dans la région. « À ce stade, leurs objectifs ne sont pas la mort humaine mais plutôt d’émettre un message politique », ajoute-t-il.

Face à cette évolution, le ministre de l’Intérieur a annoncé une renforcement des mesures de sécurité pour les sites stratégiques en France, notamment ceux impliquant des intérêts américains et israéliens.