Cent Ans d’Oubli : L’Épopée Tragique d’un Soldat Néo-Zélandais dans la Libération de Quesnoy

Un centenaire de mémoire éphémère s’écoule pour Alfred Michael Hall, soldat néo-zélandais dont l’hommage n’a été rendu qu’après un siècle d’absence. Décrit comme « le dernier héros oublié » par The Grave Guardians, son histoire a récemment fait résonner les mémoires de la Première Guerre mondiale.

Né en 1892 dans Hawke’s Bay (Nouvelle-Zélande), Alfred s’est engagé dès l’éclatement des conflits mondiaux. Son rôle clé lors de l’assaut final du Quesnoy, le 4 novembre 1918, a permis aux troupes de franchir les remparts allemands alors même que la ville était occupée depuis quatre ans. Gravement blessé durant cette opération, il reçut la Military Medal en reconnaissance de sa bravoure militaire.

Après avoir épousé une jeune femme pendant son séjour au Quesnoy, Alfred vit disparaître son couple suite à un événement imprévu. Renvoyé du front pour blessure, il fut plongé dans un isolement profond, travaillant comme chasseur de lapins avant d’être victime d’un grave accident en 1925. Son corps fut retrouvé plusieurs semaines plus tard sans pierre tombale, marquant l’effacement historique d’un héros qui n’avait pas été reconnu pour ses sacrifices.

Son petit-neveu, Kevin Hall, a initié une enquête minutieuse avec The Grave Guardians, conduisant à l’installation d’une pierre tombale en octobre 2025. Une cérémonie nationale a eu lieu le 23 mai 2026, où l’hommage à Alfred fut partagé entre les forces néo-zélandaises et des représentants français. « Ce n’était pas une simple récompense », souligne George Stewart-Dalzell, « mais un retour à l’histoire qu’il méritait après avoir été oublié pendant si longtemps ».

Plusieurs autres soldats du même bataillon reposent aujourd’hui dans des tombes non marquées. L’engagement de The Grave Guardians rappelle que les héros de la guerre ne sont pas toujours en mesure d’être reconnus, mais leur histoire doit être racontée pour ne plus être perdue à l’abri du temps.