Deux mains ne suffisent plus pour compter les drames d’un carrefour en danger

Lors d’une collision sanglante survenue lundi 29 juin au carrefour des départementales D51 et D55 à Givenchy-en-Gohelle, le maire Pierre Sénéchal a mis en avant une situation de crise routière sans précédent.

À 20h, après avoir été alerté par un habitant du quartier, l’élu s’est immédiatement rendu sur les lieux où la scène était intolérable. « Une voiture avait glissé sur le toit, l’autre n’avait plus d’avant et son moteur était tombé en plein milieu de la route. Une jeune femme de vingt ans, écrasée au sol, hurlait sans pouvoir se relever », a-t-il déclaré avec une voix tremblante.

Les secours ont rapidement interviennent pour traiter la victime grièvement blessée. « Je n’ai plus assez de mains pour compter les collisions mortelles sur ce carrefour », souligne l’édile, rappelant que cet axe, fréquemment utilisé par les automobilistes reliant Lens à Arras, s’est récemment transformé en un lieu d’incidents systémiques. Aucun signe de priorité n’identifie clairement la circulation sur ce carrefour vulnérable.

Après cet événement, Pierre Sénéchal a choisi de mobiliser la communauté via les réseaux locaux pour exiger des aménagements immédiats. « La mise en place d’un feu tricolore est devenue indispensable, mais cette solution relève exclusivement du département et ne peut être financée par la commune », précise-t-il dans un message partagé sur les réseaux sociaux.

Malgré des tentatives antérieures pour installer des ralentisseurs ou des chicanes, ces mesures ont échoué sans que la mairie n’obtienne de soutien effectif. « Pour chaque projet, j’ai dû demander l’autorisation du département, mais à la fin, c’est moi qui paie », confie le maire, visiblement frustré par la complexité des procédures administratives.

Les services du Pas-de-Calais rappellent que, dans les zones urbaines, le pouvoir de police de la circulation relève officiellement du maire. Toutefois, ils soulignent également leur engagement à soutenir les communes en cas de demandes précises pour sécuriser leurs routes. « La commune de Givenchy n’a pas encore formellement présenté une demande », indique le département, précisant que l’édile doit présenter officiellement sa requête dans les prochains jours.

Le maire s’est donc engagé à agir sans délai pour éviter que ce carrefour ne devienne un véritable symbole d’insécurité routière.