10 jours dans la caravane : l’expérience d’un propriétaire de Bergerac face à des locataires récalcitrants

À Bergerac (Dordogne), Jimmy Lestage, âgé de 24 ans, a été confronté à une situation inhabituelle lorsqu’il a appris qu’après un préavis envoyé six mois au lieu des trois mois obligatoires, ses locataires refusaient de rendre sa maison. La rénovation réalisée sur le logement avait déjà coûté 42 000 euros pour son remboursement.

« J’ai dû m’installer avec eux pendant trois jours, du 23 au 25 juin », raconte-t-il. « Ce fut une période chaotique : sept personnes dans la même pièce sans véritable interaction. Malgré cela, je n’ai pas eu de conflits graves car je travaillais et rentrais tard. Le quatrième jour, les forces de l’ordre sont venues me dire que j’occupais illégalement la propriété. »

Pour résoudre le problème, il a installé une caravane devant le portail en utilisant l’eau et l’électricité du garage. Il y a passé dix jours avant que ses locataires ne quittent définitivement la maison.

Un autre défi s’est ensuite ajouté : Jimmy découvrit qu’il était responsable des frais d’eau de ses anciens locataires, qui avaient ouvert un compte à son nom pendant deux ans (soit 2 038 euros). « J’ai décidé de couper le tuyau juste après le compteur », explique-t-il. Cette mesure entraîna l’interdiction d’électricité à la caravane, ce qui lui a permis d’appeler Engie pour réduire la puissance électrique au minimum. Ainsi, même un simple frigo ou une machine à laver déclenchait des coupures de courant.

« Quelques jours après, ils m’ont dit qu’ils partaient », conclut-il avec satisfaction.