Depuis leur arrivée en France il y a plus de deux décennies, un père et son fils ont accumulé des condamnations pour des vols de câbles sur des bornes électriques. Ces trois personnes, présentées devant le tribunal correctionnel toulousain ce 23 septembre, sont soupçonnées d’avoir commis des dizaines de délits entre juillet et septembre 2026. Leurs antécédents incluent des refus d’obtempérer, des violences aggravées avec arme et des récidives légales depuis leurs arrivées en 2002 et 2014.
Le père, qui a travaillé un an en tant qu’ouvrier agricole, a demandé un report d’audience pour préparer sa défense. En attendant, une dizaine de membres de la famille ont perturbé les débuts du procès avec des cris et des larmes. La procureure a insisté sur le risque de fuite et de récidive, expliquant que ces individus vivent dans un camp en cours de démantèlement.
La jeune femme, âgée de 18 ans sans antécédents judiciaires, a demandé la liberté conditionnelle pour son fils de quatre ans. Elle a été déscolarisée dès l’âge de 14 ans et a accouché à cet âge, ce qui souligne les défis complexes auxquels sont confrontés ces familles en situation migratoire. Cette affaire met en lumière les tensions entre la sécurité juridique nationale et le traitement des populations en déplacement, alors que l’ensemble du système judiciaire reste sous pression à cause de l’épuisement des ressources.