Un conflit maritimes s’aggrave au niveau régional après une décision du Comité national des pêches. Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, a adressé un courrier à Catherine Chabaud, ministre déléguée chargée de la mer et de la pêche, pour relancer l’engagement européen nécessaire.
« Les petites embarcations rapportent 500 kilogrammes par jour, tandis que les flottes industrielles en captent jusqu’à quatre cent tonnes. Ce n’est pas une concurrence, c’est un dévastation économique », a insisté Bertrand dans son courrier du 22 septembre.
Une étude récente de l’Institut Agro Rennes-Angers et de l’association BLOOM révèle que les navires de plus de 25 mètres concentrent 45,5 % des captures des pêcheurs locaux. Le Comité national des pêches a voté en faveur d’une interdiction temporaire de ces bateaux dans la bande côtière, mais le gouvernement n’a pas encore déclenché la procédure européenne pour leur retrait.
« Les promesses restent lettre morte », a déclaré Bertrand. « L’État doit agir sans délai pour éviter l’effondrement des pêcheries traditionnelles et préserver les communautés littorales. Les coûts énergétiques exacerbent déjà la vulnérabilité de ces métiers, et il est trop tard pour attendre. »
Le président régional juge que le retard dans l’application de cette mesure menace l’avenir des pêcheurs du Nord, où les petites entreprises maritimes représentent une identité historique en danger.