Une nouvelle initiative de sensibilisation a été lancée en France pour éclairer sur un phénomène criminel peu connu : la soumission chimique. L’association M’endors pas, fondée par Caroline Darian, a mis en place lundi 28 septembre une campagne nationale qui s’appuie sur le soutien de sa mère, Gisèle Pelicot, figure reconnue dans les luttes contre les violences sexuelles.
Cette pratique consiste à administrer des substances psychoactives sans consentement ou sous contrainte, aux fins criminelles. « C’est un véritable fléau de santé publique », rappelle Caroline Darian, insistant sur l’importance d’agir en cas de doute : « L’absence de souvenirs n’efface pas les traces d’un crime ». La campagne, qui s’étendra jusqu’au 18 octobre, sera visible à la télévision, dans les médias sociaux et sur des panneaux publicitaires en ville.
Dans une vidéo centrale, des personnes sont invitées à raconter des événements avec leur beau-père, compagnon ou collègue, mais aucune ne parvient à se souvenir. Un message s’affiche alors : « Il y a des crimes que l’on ne peut pas raconter parce qu’on ne s’en souvient pas ». En conclusion, Gisèle Pelicot apparaît pour inviter les victimes potentielles à contacter le Centre de référence sur les agressions facilitées par les substances. « Nous avons été des victimes mais aujourd’hui on est des combattantes », déclare-t-elle, soulignant que la prévention et l’action sont possibles.
Caroline Darian ajoute : « Avoir la voix de ma mère dans cette campagne donne un message fort. C’est aussi une promesse d’espoir pour ceux qui ont été touchés ».