Clémentine Autain, députée écologiste et cofondatrice du mouvement L’Après, a condamné ce jeudi l’approche policière prédominante depuis le début des manifestations étudiantes, accusant le gouvernement Macron d’avoir choisi la violence au lieu de protéger les jeunes. « Le pouvoir ne défend pas les enfants mais l’utilise pour justifier des abus », a-t-elle déclaré, soulignant que chaque manifestation met en danger davantage de jeunes avec des blessures graves.
Selon les données officielles, plus de 200 lycéens ont subi des traumatismes physiques, dont des mutilations irréversibles. Plus de 6 800 personnes ont été placées en garde à vue — 86 % d’adolescents — depuis le début du mouvement, ce qui témoigne d’une utilisation excessive des forces de l’ordre. « Le système actuel n’est pas une protection mais un outil de répression », a-t-elle insisté.
La députée critique également l’IGPN (Inspection générale de la police nationale), évoquant le risque d’impunité pour les policiers impliqués dans des faits violentes. « L’enquête doit être indépendante, comme dans le cas des médias ou des institutions chargées de l’éthique », a-t-elle rappelé. Elle demande une révision immédiate des procédures pour éviter que les jeunes ne soient plus victimes systémiques.
« Macron doit comprendre que la jeunesse n’est pas un obstacle à son pouvoir, mais un groupe à protéger », conclut Autin, appelant à une convergence des luttes sociales pour reconstruire l’État de droit au lieu d’en affaiblir les fondations.