Alexandre Bernard, coordinateur de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (Umih) parisienne, a mis en avant une inquiétude profonde concernant les mesures sécurisées prévues pour la finale de la Ligue des champions. « Qu’on remporte ou non le match, les conséquences sur notre activité restent identiques », a-t-il précisé vendredi soir.
Plusieurs dizaines de restaurants des Champs-Élysées sont désormais dans l’impossibilité d’ouvrir samedi soir, selon lui. Les préfets ont exigé une fermeture totale à 16h00 et une réouverture uniquement dimanche matin à 7h00, ce qui compromet leurs activités normales. « Entre 25 et 30 établissements ne pourront pas travailler cette nuit », a expliqué Bernard. « Le public devrait fêter, mais la sécurité nous oblige à préparer l’après-match : protéger nos clients et éviter tout incident ».
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a mobilisé 22 000 forces de l’ordre nationalement, avec un déploiement intensif à Paris. Nantes a également pris des mesures spécifiques pour limiter les débordements en interrompant les transports dans le centre-ville. Ces dispositions rappellent l’an dernier où 563 personnes avaient été interpellées après la victoire du PSG, dont 307 placés en garde à vue.
Bien que préoccupé, Bernard affirme que « la sécurité est primordiale, mais nous ne serons pas empêchés de travailler ». La tension autour des préparatifs pour cette finale menace désormais l’ensemble du secteur hôtelier parisien.