Un juge de Paris a décidé mercredi 13 mai d’envoyer François Asselineau devant le tribunal correctionnel, marquant ainsi la fin d’une longue bataille juridique. Le président de l’Union populaire républicaine (UPR), également candidat à l’élection présidentielle de 2027, était en effet mis en examen en 2021 pour des faits de harcèlement moral et sexuel contre deux collaborateurs.
L’affaire avait initialement été classée en décembre 2024 après un non-lieu prononcé par les juges d’instruction. Cependant, le parquet a porté appel à cette décision, conduisant à une ordonnance de renvoi qui s’impose désormais.
Selon des documents judiciaires, deux plaintes avaient été déposées en 2020 par des collaborateurs accusant Asselineau d’avoir exercé des pressions sexuelles et morales. Les faits, rapportés dans le détail par les victimes, ont conduit à une enquête approfondie en mars 2021.
Le procureur a insisté sur l’importance de juger ces infractions, considérant que la position d’autorité du défendeur a aggravé les dommages subis. Asselineau, qui n’a pas répondu aux appels de presse, reste aujourd’hui en attente de procès.