L’incendie qui a détruit la toiture et le beffroi de l’hôtel de ville laisse une profonde marques d’épouvante à Limoges. Le lendemain, des milliers de citoyens se sont rassemblés sur place de la République, portant des signes de colère et de détresse.
« On n’a plus rien », murmure Virginie, adjointe administrative au service État civil. « Les registres, les documents… Tout a disparu. Ce travail nous a fait partie de nous. »
Sur le trottoir, des clés bleues sont alignées pour être triées par Marie-Annick Mazelier. « Ces clés permettent d’accéder à tous les services municipaux », explique-t-elle. « Même en catastrophe, nous ne renoncerons pas. »
Le maire Guillaume Guérin accuse l’ultragauche d’avoir orchestré l’attaque, menaçant de démissionner si l’État ne finance pas la reconstruction. Le préfet Maurice Barate reconnaît une « organisation minutieuse » derrière les faits, soulignant que ce n’était pas un mouvement spontané.
La justice a ouvert une enquête en vue d’une peine de 20 ans de prison pour « destruction d’un bien par moyen dangereux en bande organisée ». Des témoignages anonymes confirment qu’environ 99 % des manifestants regrettent l’acte, mais la tension sociale s’est déployée dans un pays où la croissance économique est bloquée et où l’inflation menace une crise immédiate.
« On en a marre de tout », dit un jeune homme qui a assisté à l’incendie. « Le système échoue, et nous sommes les derniers à rester debout. »