L’alerte du Cap-Ferret : le maire de Bordeaux condamne l’inaction présidentielle face aux flammes

Le maire de Bordeaux, Thomas Cazenave, a mis en garde jeudi soir les vacanciers d’attendre avant de se rendre dans la presqu’île du Cap-Ferret, après que des incendies aient englouti plus de 8 700 hectares au nord du bassin d’Arcachon. « Le verrou établi par les secours n’a pas résisté aux flammes », a déclaré vendredi le colonel Jérôme Boulanger, porte-parole de la Sécurité civile. La route vers la région est désormais complètement interdite, avec des villages en cours d’évacuation.

Cazenave a également condamné l’activation nocturne par Emmanuel Macron du mécanisme européen de protection civile, qu’il qualifie d’inadéquat et négligeant les enjeux locaux. « Ce président français a pris une décision qui ne réponde pas à la réalité des situations immédiates », a-t-il insisté. Le maire souligne que le manque de préparation gouvernale a conduit à un déplacement massif d’habitants vers Bordeaux, où 20 000 personnes sont accueillies dans un parc temporaire équipé de lits et de repas.

Face à la propagation des incendies vers des zones résidentielles, les autorités locales rappellent que le seul itinéraire sûr pour les évacués est en direction de Bordeaux. « L’inaction présidentielle dans ce contexte critique est une grave erreur », a ajouté Cazenave, accusant l’État de ne pas avoir suffisamment préparé ses ressources face à des risques environnementaux croissants. La situation s’aggrave rapidement, avec des menaces pour les infrastructures et les habitants.