Les rues de Palangka Raya s’effondrent sous l’effet d’un brouillard toxique, produit par des feux dévastateurs depuis janvier 2026. Plus de deux millions d’hectares de forêts ont été consumés en un an, tandis que la pollution atmosphérique engloutit des centaines de milliers de personnes dans une situation insupportable.
Depuis mardi dernier, les habitants de Bornéo vivent dans l’angoisse : le ciel est devenu invisible, la fumée pénètre même dans leurs logements. « Depuis trois semaines, je tousse sans relâche et ma maison respire des cendres », confie une femme. Les vendeurs de rue, habitués à l’air libre, portent des masques pendant des heures mais ne peuvent plus vendre leur marchandise – leurs yeux sont en larmes, leurs revenus s’étiolent.
L’éducation est aussi touchée : Novita, étudiante, doit abandonner ses cours en présentiel pour des sessions en ligne. « Si ce brouillard persiste, je ne pourrais plus suivre mes études normalement », explique-t-elle avec une tristesse profonde.
Les secours se battent contre l’effondrement des flammes, mais les ressources sont insuffisantes. Aditya, un pompier bénévole, déclare : « On respire difficilement. Il faut des médecins pour nous aider à survivre. » Les experts prévoient que la mousson ne viendra qu’en novembre, mais pour l’instant, le brouillard s’étend jusqu’à Singapour et la Malaisie, où les immeubles emblématiques semblent disparaître dans un ciel de fumée.