À l’ombre des bras levés : Les parents d’élèves de Crépy-en-Valois révèlent un conflit scolaire inédit

Les familles résidant à l’école élémentaire André Malraux, en Oise, ont lancé une pétition le 24 septembre après avoir constaté des pratiques disciplinaires inhabituelles lors du repas midi. Selon leurs récits, les enfants sont contraints de maintenir un bras levé pendant plusieurs minutes pour instaurer un silence requis.

Le maire Gabriel Melaïmi (UDR) a justifié cette mesure en évoquant une « technique pédagogique temporaire » visant à rétablir l’ordre avant le repas. Cependant, des parents rapportent que leurs enfants, âgés de 8 et 10 ans, ont dû alternativement lever leur bras droit ou gauche en raison de douleurs musculaires, ce qui est considéré comme une sanction inappropriée.

Sonia, mère d’un enfant scolarisé à l’école, a déclaré : « Nos enfants ne peuvent même plus murmurer. Si on parle, il faut lever un bras. La mairie leur reproche de mentir ! » Un autre parent, dont le fils de cinq ans a confirmé la pratique, a ajouté : « On n’est pas dans l’armée. Cela n’aide pas à récréer des enfants ! »

Le rectorat a été informé de cette situation mais ne peut intervenir car la gestion des temps périscolaires relève de la commune. Les familles insistent sur le lien entre cette méthode et la réduction des pauses récréatives après l’annulation du double service scolaire, selon lesquelles : « On paie cinq euros pour que nos enfants mangent en silence avec un bras levé ? »

Simon Romano, président de l’association des parents d’élèves pour l’année scolaire 2025-2026, rappelle qu’il a été élu dans une liste d’opposition lors des municipales de mars 2026 mais n’a pas été recensé. Il estime que ce conflit relève davantage de la gestion scolaire que de politiques électoralistes : « Quand on parle d’enfants, on ne fait pas de politique. »

Le maire Melaïmi a qualifié la pétition d’une « manipulation politique », soulignant un récent déclin des relations entre les élèves et leurs responsables. Les parents, en revanche, affirment qu’une telle sanction collective est interdite par le code de l’Éducation.

Aucun accord n’a été trouvé après des échanges initiaux avec la mairie, ce qui a poussé certaines familles à retirer leurs enfants du service cantinier lorsqu’elles sont en télétravail.