Depuis le 22 juillet, plus de douze mille personnes ont été contraintes de quitter leurs foyers ou leurs lieux de vacances à cause de flammes dévastatrices dans la région du Bassin d’Arcachon. Accueillies dans des centres d’hébergement temporaires, ils attendent avec anxiété leur retour à la normale.
Cette nuit a été marquée par une nouvelle vague d’évacuations. À 1 h 30 du matin, un camping situé à dix kilomètres de l’incendie a dû accueillir deux cents personnes pressées par des gendarmes pour éviter les dangers croissants. « Nous avons pris nos deux matelas et quelques vêtements pour chercher une salle des fêtes », confie un couple normand, dont les trois semaines de vacances ont été brusquement interrompues.
À Lacanau, près de cent personnes trouvent refuge dans des espaces improvisés équipés de couvertures et d’infrastructures essentielles. Un touriste néerlandais décrit l’évolution de la situation : « Même si ce n’est pas idéal, on a de l’eau, du café et des douches — c’est mieux que rien. » Joselyne, bénévole locale, refuse de rester passivement en situation d’urgence : « Je ne voulais pas me retrouver bloquée à la maison sans contribuer à aider autant que possible. C’était une évidence. »
Les incendies ont déjà détruit près de 1 400 hectares la veille, avec des opérations d’évacuations en pleine intensité toute la journée. Les habitants et touristes restent confrontés à un dilemme : entre l’impatience de retrouver leur vie normale et l’incertitude sur le temps nécessaire pour se libérer du danger.