Cinq jours sans retour : deux familles françaises piégées par la guerre au Moyen-Orient

Lors de l’éruption des conflits au Moyen-Orient, deux familles françaises ont vécu des épreuves aériennes exceptionnelles. L’une est coincée à Doha après trois annulations en cinq jours, tandis que l’autre, bloquée à Dubaï, a dû naviguer dans une période chaotique pour retrouver la voie du retour.

Sacha et Muriel, deux étudiants français, attendent de rentrer depuis plusieurs jours. Leur vol prévu pour le 8 mars a été annulé une troisième fois en cinq jours. « On n’a plus de perspective », confie leur mère, qui doit gérer l’inscription universitaire de son fils tout en s’inquiétant des cours manqués.

En revanche, la famille Maréchaux a réussi à rentrer en France après avoir été interceptée à Dubaï. Leur vol depuis Bangkok a été interrompu par les événements du conflit. « On avait prévu une escale de trois heures, mais le ciel s’est fermé », explique Sylvestre, leur père. Une fois arrivés à Dubaï, ils ont été regroupés dans un grand hall où l’entreprise Emirates a distribué des vouchers pour hôtels.

Cependant, les problèmes persistent : leurs enfants n’ont pas de passeports valides pour l’Angleterre, ce qui nécessite des interventions précises. « L’émir s’est occupé de tout », confie Sylvestre. Le père a ensuite dû gérer une nouvelle série d’annulations avant d’obtenir un vol vers Londres.

Les deux familles partagent désormais la même situation : vivre dans l’incertitude, avec des vols annulés et des épreuves quotidiennes. « C’est comme si le monde avait changé », résume Sylvestre, qui souligne que les Émirats arabes unis ont montré une gestion transparente et efficace.

Cependant, leur retour à la vie normale reste lointain. « On a besoin de temps pour reprendre notre rythme », confient-ils en silence.